intérim en Martinique, Guadeloupe et Guyane

Souvent, être en situation de handicap et trouver du travail sont deux choses très compliquées. Ainsi selon les chiffres de l’Agefiph, en 2017, le taux de chômage des travailleurs handicapés était près de deux fois supérieur au reste de la population française. Un mode de travail, s’il n’inverse pas la tendance, pourrait se révéler avantageux pour les personnes en situation de handicap : l’intérim.

Quand on parle d’intérim, on pense souvent : précarité de l’emploi. Cependant, l’intérim n’est pas que ça et peut se révéler être un véritable atout, et ce, pour plusieurs raisons :

1.La flexibilité

On le sait, le travailleur intérimaire a des horaires extrêmement variables et peut ne pas travailler une journée entière, mais juste quelques heures par jour. Ce type d’emploi, peut convenir à une personne en situation de handicap, notamment si elle a des soins réguliers. Elle peut donc aménager son temps librement, entre les soins en question et son travail.

2.Se faire des contacts

L’intérim permet de multiplier les missions, dans des domaines qui, même s’ils se rapprochent de vos compétences, sont aussi divers que variés. Cependant, et cela peut s’avérer particulièrement intéressant pour le travailleur en situation de handicap, il permet de rencontrer tout type de personnes et de se faire de nombreux contacts, ce qui peut par la suite déboucher sur une embauche.

3. Trouver un emploi stable

Nous le disions en début d’article, l’intérim n’est pas forcément synonyme de précarité et peut mener le travailleur à trouver un CDI. Dans le cas de la personne en situation de handicap, si trouver un travail (ne serait-ce qu’en CDD) est déjà particulièrement complexe, la quête du CDI, qui pourra lui assurer un niveau de vie stable et décent, est perpétuelle.

Pour William Metzger, président d’Ovalie, une entreprise de travail temporaire d’insertion (ETTI), spécialisée dans le placement des personnes en situation d’handicap, « ce type de contrat permet, sur du court terme, de bien vérifier l’adéquation entre le poste de travail et les compétences du candidat d’une part, et d’autre part l’adéquation du poste et des contre-indications médicales éventuelles du salarié ».

TRAVAIL & HANDICAP : QUE DIT LA LOI ?

Précisons que, même si la loi, oblige les entreprises employant au moins 20 salariés à compter dans leurs rangs au moins 6 % (et 2 % à Mayotte) de travailleur handicapés, la réalité est tout autre. Ainsi, d’après les chiffres de Pôle Emploi (voir graphique ci-dessous), fin 2016, les travailleurs en situation de handicap étaient 3,3 % dans le secteur privé et 5,3 dans le secteur public. 

Pour les autres entreprises, si l’employeur ne respecte pas cette obligation, il doit payer une contribution annuelle à l’Agefiph, qui varie selon le nombre de salariés dans l’entreprise. Ainsi, pour les entreprises employant entre 20 et 99 salariés qui ne respectent pas cette loi, l’Agefiph peut leur demander une contribution annuelle allant jusqu’à 3 953 € brut, soit 400 fois le SMIC horaire.